Commission d’enquête sur « la prédation des capacités productives par les fonds spéculatifs »
Alexandre Saubot, Président de France Industrie, a participé le 9 avril 2026 à une table ronde autour des fonds d’investissement, dans le cadre de la commission parlementaire d’enquête sur « la prédation des capacités productives françaises par les fonds spéculatifs ». Cet échange a également réuni Frédéric Coirier, co-Président du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI), et Germain Simoneau, Président de la commission financement de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).
A l’unisson avec les autres intervenants, Alexandre Saubot a souligné que les situations de fragilité observées dans certaines entreprises industrielles trouvent avant tout leur origine dans un environnement économique, fiscal et réglementaire durablement moins favorable que chez les principaux concurrents des acteurs français, notamment l’Allemagne ou l’Italie.
« Ce qu’on a observé ces 30 ou 40 dernières années c’est une période […] très longue de désindustrialisation […]. Et ce phénomène n’a absolument rien à voir avec les investisseurs ou les fonds, mais bien avec un environnement français, puis européen, avec plus de fiscalité et de réglementation que chez tous nos grands concurrents ».
Au cœur de son intervention, le Président de France Industrie a également insisté sur un point central : la meilleure protection face aux comportements d’investissement les plus agressifs réside avant tout dans la solidité économique des entreprises elles‑mêmes. Une entreprise disposant de marges, de fonds propres et de capacités d’investissement suffisantes est mécaniquement moins exposée à des logiques de court terme et plus à même de privilégier des partenaires financiers alignés avec une stratégie industrielle durable.
« La meilleure protection de nos entreprises, c’est leur solidité. La meilleure façon de préserver les capacités productives françaises, c’est de défendre leur rentabilité et de viser des règles équivalentes à celles de nos voisins ».
Alexandre Saubot a expliqué qu’une fragilité accrue peut conduire, par nécessité, à un recours à des modes de financement plus exigeants ou guidés par des impératifs immédiats.
« Notre lecture, c’est que tous les financements sont légitimes. […] même si la vision long terme est dans l’industrie celle qui nous va le mieux ».
