[Le Monde] Pourquoi l’inflation mettra du temps à refluer
Les journalistes Eric Albert, Bastien Bonnefous et Zeliha Chaffin consacrent un article aux perturbations des chaînes d’approvisionnement dans le cadre de la fin du conflit en Iran, titré : « Pourquoi l’inflation mettra du temps à refluer, malgré une réouverture, même rapide, du détroit d’Ormuz ». Alexandre Saubot, Président de France Industrie, y est cité, ainsi que deux fédérations membres.
Malgré un reflux de l’inflation qui était liée à la crise, recul favorisé par l’accord-cadre du 15 juin entre les États-Unis et l’Iran, les prix ne reviendront pas à leur niveau d’avant-crise et l’impact sur l’industrie risque de perdurer.
Certaines aides, ciblées, ont été mises en place par l’État pour les métiers les plus touchés, mais les industriels : « ont conscience que les temps ont changé et que les caisses de l’Etat sont vides », ils demandent surtout : « la simplification des réglementations ou la mise en place de mesures de protection contre la concurrence asiatique », explique Alexandre Saubot.
Pour ce qui est de l’industrie de la chimie : « La crise au Moyen-Orient a eu un impact immédiat et massif sur les coûts de production de la chimie européenne, à travers des hausses des prix de l’énergie, des matières premières et du transport », constate France Chimie.
Xavier Chastel, directeur général de Polyvia, syndicat professionnel de l’industrie française de la plasturgie et des composites, ajoute que : « La gestion de la logistique s’est effectivement compliquée pour les chefs d’entreprise. Les délais de livraison se sont allongés, mais nous n’observons pas de pénuries ». Les industriels du plastique sont relativement parvenus à répercuter une partie de la hausse des prix sur leurs clients, « hormis dans quelques secteurs, comme la grande distribution, la distribution spécialisée et la construction, où certains grands donneurs d’ordre refusent de les passer », nuance Xavier Chastel.