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France Industrie à l’assemblée politique du PPE

France Industrie était le 28 septembre à Toulouse pour l’assemblée politique du Parti populaire européen (PPE), consacrée notamment aux enjeux de compétitivité et de réindustrialisation.

Un échange utile alors que le PPE précise sa doctrine économique autour de quatre principes qui font écho à des préoccupations partagées par France Industrie :
– Concilier climat et compétitivité, sans déplacer nos capacités de production hors d’Europe ;
– garantir une véritable neutralité technologique, dans les textes comme dans leur mise en œuvre ;
– mieux réglementer, avec des règles simples, proportionnées et applicables ;
– achever le marché unique et exploiter pleinement la force du marché européen.

Lors d’une table ronde modérée par François-Xavier Bellamy, vice-président du groupe du PPE au Parlement européen, aux côtés de Jörgen Warborn, coordinateur du groupe PPE à la commission du commerce international, et Luisa Gradim Santos, directrice générale adjointe de BusinessEurope en charge des relations internationales, le Président de France Industrie, a insisté sur la nécessité d’aller plus loin pour défendre la base industrielle européenne face au changement d’échelle de la concurrence chinoise.

« Dans certains secteurs, la Chine planifie des capacités qui excèdent les volumes actuellement produits dans le monde. L’Europe doit être capable de dresser des barrières rapidement, puis de négocier à partir d’une position de force. […] Cela suppose aussi de faire évoluer notre approche de la défense commerciale : ne plus raisonner en legal cases, mais en business cases. Une procédure juridiquement parfaite ne sert à rien si les capacités industrielles européennes ont disparu lorsqu’elle aboutit » a expliqué Alexandre Saubot.

Autre signal important : dans sa résolution sur la compétitivité adoptée à Toulouse, le PPE défend un gel de la diminution des quotas gratuits du système européen d’échange de quotas d’émission (ETS) tant que le MACF n’a pas démontré son efficacité.

France Industrie s’en félicite car la révision de l’ETS aura un effet déterminant sur l’économie européenne : son architecture facilitera – ou non – la transition vers une industrie européenne décarbonée et compétitive. Toutefois, la trajectoire applicable aux secteurs couverts par l’ETS ne peut être déterminée indépendamment des autres piliers de la politique climatique européenne : émissions des autres secteurs relevant des États membres (ex-ESR), puits de carbone naturels (LULUCF), ETS 2, puits de carbone technologiques et flexibilités (crédits carbone internationaux et crédits d’absorption au sein de l’UE).